Interview avec IKA

IKA a décidé de réaliser son projet sur le site de financement participatif My Major Company. Elle nous a déjà dévoilé son premier single «On court » et son album « Ménage de printemps » sort aujourd’hui, le 24 mars.

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

IKA c’est un projet de chansons françaises sur un positionnement POP/Rock qui existe depuis 3 ans et qui a démarré via le site My Major Company. Le site permet de mettre en ligne des morceaux. J’ai mis en ligne plusieurs titres pour tester car je trouvais le concept intéressant. Petit à petit, ça a commencé à plaire, les internautes m’ont dit qu’ils aimaient bien. Au bout de 11 mois, j’ai réussi à récolter les 100 000 €. Ensuite, on a structuré les morceaux, choisi les titres et le réalisateur. Le réalisateur est Arno Santamaria qui est aussi un artiste de My Major Comapany.

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la musique et depuis quand en fais-tu ?

Je fais de la musique depuis l’âge de 5 ans et je chante depuis toute petite des reprises de plusieurs titres en anglais… Avant, j’habitais au Maroc jusqu’à l’âge de 13 ans. Et ensuite quand je suis rentrée en France, je me suis plus impliquée dans la musique en commençant à créer des groupes de Rock, de Pop, de Jazz… Pleins d’expériences qui ont permis dix ans après d’avoir le vrai projet via MMC. Donc ça a commencé par reprendre du Madonna, Alanis Morissette. Puis, j’ai continué en composant personnellement des titres en français, en anglais avec différentes influences soit dans la Pop/Rock, chanson anglaise comme Janis Joplin. Ensuite j’ai commencé à faire des groupes et à faire des albums en autoproduction et à les envoyer dans les majors, chose qui n’a pas marché car ce n’était pas dans le bon style à l’époque et c’était très difficile de réussir sans avoir de réseaux. Puis, c’est My Major Company qui m’a permis d’intégrer une possibilité de faire un album. 

Quelles sont tes influences musicales ?

Beaucoup de musiques anglaises, j’aime beaucoup les Breeders. J’écoute beaucoup de choses différentes, le style Acoustique/Folk de Damien Rice, de James Buckley. J’aime aussi les chanteuses françaises comme Zazie, Anaïs, Piaf également pour les plus nostalgiques. J’essaie de m’ouvrir à d’autres choses pour éviter d’être trop influencée, de me nourrir d’un maximum de chose pour en sortir quelque chose de très personnellement derrière.

Lorsque tu as vu que les 100 000 € de la jauge ont été atteint, quel a été ta réaction ?

On était en train de faire la fête, c’était un soir, on faisait un concert privé avec un ami. Il était 22h30 quand la dernière personne a misé, on était très heureux ! Les moments les plus forts, c’est justement quand il y a de grosses mises et que la jauge se met à monter. C’est vrai que le dernier jour de la jauge, j’étais heureuse mais c’est redescendu très vite. Il fallait repartir dans un projet. J’ai besoin d’avoir toujours quelques choses en tête, de créer et d’avancer sinon je m’ennuie vite ! Après on a enchainé directement avec My Major sur le choix du réalisateur. Finalement, on n’a pas arrêté… J’ai toujours fait de la scène à côté pour remplir ce besoin de produire et faire de la musique.

Ton premier single «On court » est déjà sorti, peux-tu nous en parler et nous dire de quoi tu t’es inspirée ?

Le single est sorti le 10 mars, c’est un titre que j’ai écrit à la fin du projet. J’étais plus mature en termes de mélodie etc… J’écris avec une parolière. Je lui donne une thématique, une intensité dans le titre et après on écrit ensemble. Je voulais quelque chose d’intense dans le titre, les mots « On court » sont sortis de manière naturelle, ça paraît efficace et simple. La thématique est de dénoncer le dictat actuel de la société, le fait de courir tout le temps après le temps qui passe, l’argent, les marques et la mode. Toujours dans une note positive derrière sachant que je ne critique pas pour critiquer, je dénonce et en même temps, je fais partie de ce modèle là. Moi-même, je cours tous les jours ! Le titre est positif et plein d’espérance aussi car on peut trouver du bonheur malgré le contexte actuel.

La sortie de ton album « Ménage de printemps » est prévue pour le 24 mars, si tu pouvais le décrire en quelques mots, lesquels seraient-ils ?

Oui, mon album sort le 24 (aujourd’hui), le premier lundi du printemps ! L’album est frais, profond, incisif sur certains titres, léger sur d’autres. Il y a une cohérence globale dans la couleur, les instruments, l’intention, dans les titres. Ce qui fait que c’est un album homogène qui me ressemble. Je peux être de temps en temps frivole comme dans un temps, beaucoup plus dur ou plus reposée, amoureuse ou triste.

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Ton album est assez engagé, quel message veux-tu faire passer ?

Globalement, il y a différents thèmes à travers les titres qui restent toujours positifs : la mort, l’amour déçu, la rupture, l’amour actuel, le temps qui passe à travers le titre « Ma vieille », un complément du titre « On court ». On court sans prendre de recul, on court sans vraiment voir ce qui se passe et sans profiter, à la fin on se retrouve face à une vie qui est passée trop vite. Il faut apprécier sa vie dans toutes ses couleurs, dans les moments durs comme les plus joyeux. Dans le titre « Ménage de printemps », il y a quelque chose de frais avec le fait d’avancer.   

Tu as travaillé avec Tibz, comment s’est passée cette collaboration ?

Effectivement, je l’ai invité sur un titre qui s’appelle « CowBoy » que j’ai  composé. J’ai tout de suite pensé à un duo avec une voix rocailleuse. Je connaissais déjà Tibz parce que j’avais fait plusieurs scènes avec lui. C’est quelqu’un que j’adore, qui est adorable et a beaucoup de talent, une voix parfaite. Ça m’a paru évident de l’inviter sur ce titre et ça s’est très bien passé !

J’imagine que ton aventure MMC  t’as permis de créer des liens avec tes producteurs…

Oui, effectivement au tout début on a des producteurs irréductibles qui ont participé activement au projet, qui partagent les liens sur Facebook, qui sont des vrais contributeurs en termes de promotion. L’album est aussi un peu leur vie, leur bébé. Je me suis rapproché de certains, on a fait plusieurs repas ensemble et à chaque concert, ils sont présents. On est toujours en contact grâce aux réseaux sociaux.

 Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

 Que l’album marche, que ça plaise et que ça passe en radio. Peu importe si je ne vends pas énormément d’album, le principal est d’avoir apporté un peu de bonheur aux gens sur scène à travers l’album.

Pour finir, as-tu un dernier mot à dire à tes contributeurs qui ont misé pour cet album et les personnes qui te suivent ?

Oui, un grand merci car c’est grâce à eux que j’en suis là. Un grand merci à My Major Company qui travaille sur la promotion et le développement de l’artiste avec une bonne équipe actuellement. Merci à Arno Santamaria, mon réalisateur qui m’a apporté énormément en termes de prise d’auteur et d’artistique.

Je remercie IKA de m’avoir accordé du temps et pour sa gentillesse. Je lui souhaite une très bonne continuation.  Merci au label My Major Company pour m’avoir permis de réaliser cette interview.

Retrouvez IKA sur Facebook. Et voici le clip de son single:

Amandine

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