Interview de Jeff Beaulieu

Jeff Beaulieu a réalisé son projet sur le site de financement participatif My Major Company. Il a répondu à nos questions pour la sortie de son album « Brave new world » il y a quelques jours…

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Pour commencer, peux-tu te présenter ?

Pour me présenter, je suis Jeff Beaulieu, 40 ans, marseillais. Je suis un artiste qui sort son premier album sur My Major Company.

Qu’est ce qui t’as donné envie de faire de la musique ? et depuis quand en fais-tu ?

La musique c’est viscérale puisque j’avais un père chanteur et guitariste qui m’a abandonné à 7 ans donc j’avais ça en moi de façon innée. Ça a disparu avec l’abandon et c’est revenu à l’âge de 18 ans quand  j’ai rencontré un ami qui m’a appris à jouer de la guitare en  trois semaines. J’ai toujours le même niveau, c’est suffisant pour composer mais je ne suis pas aussi fantastique.  C’est plus fort que moi, je chante tout le temps.

1Comment définirais-tu ton style de musique ?

Ma musique est Pop/Rock, c’est dynamique, très actuel. On a travaillé avec des machines de dernier cri et un traitement qui va avec au niveau du son tout en gardant des influences old school, avec la chaleur  des vrais instruments. C’est une vraie batterie, une vraie guitare, une vraie basse même s’il y a des sons électro et des traitements numériques de temps en temps.

D’où proviennent tes influences ?

Mon premier choix quand j’avais 12 ans, c’était The Cure en  1986. A 13 ans j’avais toujours leur discographie donc « Pornagraphy », « Faith » c’était une petite séquence qui tournait en boucle, à 13 ans c’est que le minot à un petit souci et ça ne s’est pas arrangé par la suite. C’était que des groupes décalés.

Raconte-nous ton aventure sur My Major Company…

My Major Company, c’est une rencontre qui s’est faite avec un ingé-son qui s’appelle Guillaume Spitz, en 2011, qui est aussi dans le milieu de la nuit. J’avais deux maquettes que je lui ai proposées et il a « flashé » dessus. On a commencé à travailler ensemble et très vite il s’est aperçu qu’on avait des atomes crochus. Au bout d’un mois c’était assez évident qu’il fallait qu’on travaille ensemble sur un gros projet. On s’est entendu sur les influences, la façon de travailler, sur ce qu’on s’apportait l’un et l’autre, comme un alter-égo, une évidence.

Et pourquoi My Major company ?

Parce que c’est le fonctionnement du label, c’est internet, participatif donc il y a beaucoup moins de contraintes. Tu proposes et si tu es produit, on ne t’en demande pas plus, c’est toi qui propose de façon humble. Il y a aussi le côté participatif, le côté de partager à plusieurs. On a eu de la chance car en 4 mois on a eu le financement.

Quels thèmes abordes-tu dans ton album ?

Les quatre principaux, c’est ce que j’ai en moi, j’ai deux trois autres passions mais c’est pas très intéressant comme l’astro physique, je ne vais pas parler de mécanique antique ou d’univers primordial dans les morceaux quoi que… C’est d’abord tout le registre émotionnel parce que je suis un hyper sensible, c’est le côté sexe car je suis marseillais, dans le sud on est chaud, les engagements politique ou les constats de notre société. J’ai été élevé par un grand père résistant, gaulliste donc forcément l’histoire se transmet par les veines et ensuite plus globalement, c’est le chemin spirituel et l’amour absolu.

Quels messages veux-tu faire passer ?3

Je n’ai aucune idée car je suis le guide de personne, je veux conseiller personne. Ce que je peux te répondre, c’est juste vivre et laisser vivre.

Décris ton album en 3 mots…

Authenticité, hypersensibilité et testostérone !!

Tu as occupé plusieurs rôles pour la création du clip « Sex Friend », comment ça s’est déroulé ? Le casting, la réalisation…

«  Sex friend », c’est moi qui ai trouvé Victoria (la fille dans le clip) qui est ukrainienne, j’ai mis 2 ans. En fait dans le projet, je m’occupe de tout, je suis un maladif pathologique, c’est pour ça que je me retrouve auteur, compositeur, interprète, co-réalisateur et co- arrangeur de l’album, j’ai fait mon logo, la photo de la pochette, le disign de l’artwork avec des personnes qui m’aident avec des mains et du talent incroyable sinon je ne pourrai pas le faire mais c’est moi la colonne vertébrale de tout ça. Pour le clip, c’était la même chose puisque tout le projet est cohérent. J’ai écrit le clip à 80%, je le co-réalise et je supervise les dernières retouches de post-prod pour que tout soit nickel à mon sens.

Donc tu t’es beaucoup investi dans l’élaboration de ton album, tu as créé ton logo, tu as eu l’idée artistique du packaging CD, etc… Pour toi, c’est important de participer à toutes ces tâches et pourquoi ?

Ce n’est même pas important, c’est viscéral, je suis malade de ça, je dois être absolument dans tous les rouages. Dès le départ, j’avais une vision entière de ce qui allait se passer et ça va même jusqu’à la gestion du budget et du plan promo. Je suis mon propre manager, je m’occupe des comptes Facebook, Twitter, Instagram, Youtube. C’est important pour moi parce que c’est maladif.

Quels ont été les premiers retours des personnes qui ont écouté ton album ?

J’ai de la chance, ça plait énormément à beaucoup de personnes,  j’ai beaucoup d’amis qui m’appellent parce qu’ils n’étaient pas au courant de ce projet. Aussi, je suis plus âgé, je connais du monde donc j’ai des retours plus rapide et facile d’accès et comme l’album à des influences des années 70-90, forcément, il touche plus de monde.

On voit qu’il y a Devon Graves dedans, une artiste suivi par plusieurs sites web en France, est ce que tu peux nous parler de cette collaboration ?

J’ai rencontré Devon en 2012 dans les locaux de MMC. La rencontre est fulgurante au moins pour moi parce que Devon est « solaire », elle a un grand sourire, très accueillante, très humaine et en un sourire, on est à la maison.  Quand j’ai écrit « The Clown Toy », je décrivais une nuit passée avec une fille et je l’ai faite parler dans mes textes, il m’a paru évident d’en faire un duo. J’ai repensé à Devon, on a testé et c’était bon.  Elle a emmené toute son énergie, sa force, sa sensualité, sa douceur, son hypersensibilité, toutes ses émotions et son côté professionnel comme elle est  choriste de base.

Et pour finir, un dernier mot à dire aux personnes qui te suivent ?

Un grand merci gratitude éternelle. Après c’est très particulier car comme je suis tellement investi, je n’ai plus de recul et je n’explique toujours pas le fait que j’en suis là ! Maintenant, je me sens responsable, dévoué à tous ces gens là. Je ne me suis jamais senti seul dans le projet, un projet partagé dès le début car sans l’ingé-son Guilaume et les producteurs, je n’aurai rien pu faire. Pour moi, c’est comme une famille. On marche à 487 et tous les membres de l’équipe !

Suivez Jeff Beaulieu sur Facebook et Twitter.

Amandine

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