Interview de Léna Luce

Léna Luce est une jeune artiste originaire de Compiègne, en Picardie. Elle a vite décidé de s’installer à Paris, la ville dans laquelle elle trouvera son inspiration pour écrire ses chansons. Léna commence par jouer dans le métro avant de rencontrer Kérédine Soltani. Par la suite, elle réalise son projet grâce à My Major Company et avec l’aide de ses producteurs. La talentueuse Léna Luce nous a déjà dévoilé son titre « Oberkampf (Quand je pense à ma vie) » et son album « Métropolitaine » sort aujourd’hui, le 28 octobre.

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Léna Luce, je suis une jeune chanteuse qui a été produite par les internautes sur le site My Major Company. Plus de 1 626 personnes ont misé pour mon projet. Je sors mon premier album intitulé « Métropolitaine » le lundi 28 octobre.

Depuis quand fais-tu de la musique ?

Je chante depuis toute petite. Il n’y a pas eu un âge où j’ai vraiment aimé chanter car c’est en moi depuis toujours. Par contre, j’ai commencé à prendre des cours de chant et faire ça plus sérieusement à partir de l’âge de 15 ans quand je suis rentrée au lycée. Vers 2009-2010, j’ai eu un projet plus sérieux, professionnel et j’ai décidé d’en faire mon métier.

Comment définirais-tu ton style de musique ?

Mon style de musique est de la chanson française intemporelle avec des influences Jazz Manouche et quelques morceaux sont plus Pop.

Tu t’es inscrite sur My Major Company, peux-tu nous parler un peu de cette aventure ?

Au départ, c’est arrivé par hasard car j’ai rencontré un artiste de My Major Company qui s’appelle Thomas Pradeau. Il avait fait produire son projet sur MMC et m’a parlé de son parcours. Il m’a expliqué que c’était des gens qui misaient la somme qu’ils voulaient sur un projet et que ça permettait d’être produit et de sortir un album. J’ai alors trouvé le principe super car les gens choisissent la musique qu’ils veulent voir dans les bacs. Aussi, le fait qu’il y ait une réelle aventure humaine.  Ce n’est pas juste mettre de l’argent, ils suivent vraiment le projet, ils s’y intéressent, participent aux concerts, en parlent autour d’eux. Je trouve que c’est une force pour l’artiste d’avoir une mobilisation derrière.

Quand tu as vu que les 100 000 € de la jauge ont été atteint, quel a été ton sentiment ?

J’ai trouvé ça fou ! (rires) Je me suis dit « c’est dingue ! ». Le fait que ce soit les gens qui aient choisi de faire cet album avec moi, j’ai trouvé ça dingue. Il y a quand même 1 626 personnes qui ont misé de l’argent, ils ont vraiment sorti leur carte bleue ! 100 000 € aujourd’hui ce n’est vraiment pas rien et le fait qu’il y ait cette solidarité et cette mobilisation, j’ai trouvé ça incroyable. Ça m’a fait très plaisir, j’ai eu les larmes aux yeux. C’était un grand moment de bonheur.

Ecris-tu tes titres toute seule ou préfères-tu t’entourer de d’autres artistes ?

J’en écris seule et pour d’autres j’ai été entourée. Notamment pour la moitié de l’album avec Siegfried qui a participé à la dernière édition de la Nouvelle Star sur M6. Siegfried est pour moi un géni ! Je suis fan de lui, j’adore sa façon d’écrire, il a toujours de très bonnes idées dans la composition. J’ai fait d’autres chansons avec d’autres personnes comme Thomas Pradeau pour un titre sur mon album. J’ai aussi beaucoup travaillé avec John Watson et Kérédine Soltani, le producteur de Zaz qui a écrit mon premier single « Oberkampf ».

De quoi t’inspires-tu pour écrire tes chansons ?

Je m’inspire du quotidien, d’un peu de tout. Dès fois, lorsque je suis dans le métro, deux- trois phrases me viennent, je les fredonne tout de suite sur mon téléphone. Je m’inspire lenaluce_presse05_HDvraiment de la vie.

Chaque titre correspond à une station de métro. Comment t’es venue l’idée d’associer  un nom d’une station de métro à un titre de ton album ?

J’ai eu l’idée du concept en jouant dans le métro. Ensuite, j’ai décidé d’écrire en fonction des stations de métro.

Comment ça se passe, tu dis tiens… ce titre-là pourrait correspondre à telle station de métro…

Oui c’est ça. Dès fois, il y a des jeux de mots comme « Ségur » par exemple, on joue beaucoup avec Madame la Comtesse. Soit c’est un clin d’œil, puisque Kérédine Soltani m’a écrit la chanson « Oberkampf » et que son groupe s’appelle  « Kérédine et les mecs d’Oberkampf ». Il y a eu un peu toutes les recettes.

Dans une vidéo tu nous présentes un clown triste, qu’est-ce que ça signifie ?

« Rambuteau » (Le clown triste) est une chanson qui me représente pas mal parce qu’elle est hyper entrainante, elle apporte de la bonne humeur.  Mais en même temps, elle n’est pas si joyeuse que ça car je parle d’un clown triste, d’un artiste qui se sent par moment très seul. Après son spectacle, une solitude peut être présente et elle n’est pas toujours facile à gérer. Je pense que beaucoup d’artistes ressentent cette solitude. Quand on est en concert, il y a beaucoup de monde, on partage un super moment et après ça fait bizarre de se retrouver seul chez soi. On aurait envie que ça dur toujours. « Rambuteau » concerne aussi les personnes qui ont plein d’humour, qui rigolent toujours et ont beaucoup d’entrain, ils sont par moment très nostalgiques. Je pense qu’il y a beaucoup plus de clowns tristes qu’on pourrait croire.

La sortie de ton album « Métropolitaine » est prévue pour le 28 octobre. Si tu pouvais le décrire en trois mots, lesquels seraient-ils ?

Je dirai un voyage, fantaisiste et intemporel.

Parles-moi un peu de ton single « Oberkampf » que tu as déjà dévoilé…

« Oberkampf » est donc une chanson qui a été écrite par Kérédine Soltani, le producteur de Zaz et la personne qui a écrit le titre « Je veux ». Cette chanson a également été composée par Tryss. Lorsque Kérédine m’a proposé cette chanson, elle m’a plu parce que je me suis reconnue dans les paroles, j’ai trouvé le texte marrant. Cette fille qui galère, qui ne gagne pas d’argent mais en même temps qui se bat. Pour elle, ce n’est pas dramatique ! Ça reste une chanson entraînante et qui transmet un beau message. En effet, il y a beaucoup de personnes qui ont des difficultés financières ou autres et elles se disent « Allez, il faut s’accrocher, on remercie Dieu et merci à la vie d’être là. »

Et c’est ce message que tu as voulu aussi montrer à travers le clip…

Oui,  j’avais envie d’un clip coloré, dynamique avec cette impression de joie de vivre et de fraicheur. Pour moi, c’est  important de pouvoir véhiculer des messages comme ça.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’aime bien les piliers de la chanson française, les artistes comme Piaf, Brassens, Brel. Pour moi, ce sont les chefs ! (rires) Après dans la chanson française plus moderne, j’aime beaucoup Matthieu Chedid, Camille qui en plus d’être de très bons auteurs et musiciens, sont vraiment des personnages atypiques avec un univers.

Un artiste avec qui tu aimerais faire un duo ?

Matthieu Chedid !! (rires) Je trouve que c’est un des plus grands actuellement.   lenaluce_presse01_HD

Quel message veux-tu faire passer à travers tes chansons ?

A travers mes chansons, j’espère décrocher les gens de leur quotidien. J’ai fait un album qui parle du métro qui est quelque chose de quotidien, pas forcément agréable. Quand les gens prennent le métro, j’aimerai qu’ils  disent « Je suis passé à Rambuteau, j’avais ta chanson dans la tête !» Pour moi, ça serait une victoire car la personne ne se dirait pas « Oh le métro c’est chiant !» C’est cette invitation au voyage qui permet de voir la vie autrement.

Tu joues souvent dans le métro, vas-tu continuer après la sortie de ton album ?

Oui bien sûr, on va faire des petits showcases le 19 novembre dans les stations que j’ai évoquées dans l’album.

As-tu une tournée de prévue ou des concerts pour bientôt ?

Oui plusieurs concerts se mettent en place, nous allons passer à Compiègne, Metz, Reims, Lille, Thionville, Dunkerque, Saint Lô…

Que préfères-tu entre composer, enregistrer et jouer face à ton public ?

(Rires) C’est très différent, j’aime m’enfermer dans un petit cocon pour écrire et composer. Je pense que créer est ma passion avant tout c’est-à-dire, partir de quelque chose qui n’existe pas et en faire une chanson. C’est devenu une drogue ! Je ne pourrais pas m’arrêter de faire des chansons, de les écrire, les composer. Après, la scène est formidable car il y a la rencontre avec les gens. C’est des souvenirs qui restent gravés pour toujours, j’ai l’image de chacun de mes concerts. Mais c’est vrai qu’il y a la notion de trac, le moment où tu arrives sur scène et qu’il faut que tu souffles un peu. Alors que, quand j’écris une chanson, je n’ai pas le trac avant ! J’aime les deux, c’est vraiment différent.

J’imagine que ton aventure MMC  t’as permis de créer des liens avec tes producteurs…

Bien sûr, je suis beaucoup en contact avec mes producteurs via les réseaux sociaux. J’essaie d’être la plus présente possible et de raconter toute l’avancée de l’album. Je suis devenue amie avec certaines personnes par le biais de ce projet.

As-tu un autre projet après la sortie de ton album ?

Pour l’instant, je me concentre sur cet album pour lequel j’ai travaillé pendant 3 ans et demi. J’ai envie de le porter le plus haut possible, le faire découvrir à un maximum de personnes. Mais c’est vrai que par moment, je commence à réfléchir à un deuxième projet. Etant donné que j’ai fait un album « concept » sur le métro, je me demande si je garde l’idée ou pas.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

D’avoir un public de plus en plus nombreux dans mon train imaginaire !

Un dernier mot à dire à tes producteurs qui ont misé pour ton album et les personnes qui te suivent ?

Je ne les remercierais jamais assez, je leur dis une fois de plus « Merci ! » C’est vraiment grâce à eux, c’est eux qui m’ont permis de réaliser mon rêve de petite fille et qui m’ont fait confiance pour faire cet album ensemble. Un grand merci pour tout et j’espère les rencontrer très vite lors de mes concerts.

Je remercie Léna Luce de m’avoir accordé du temps, pour sa gentillesse et sa joie de vivre. Je lui souhaite une très bonne continuation.  Merci au label My Major Company pour m’avoir permis de réaliser cette interview.

Amandine

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