Interview de Zach Fevrier

On a posé quelques questions à Zach Fevrier sur son nouvel album…

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Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je viens de Belgique, c’est quand même très important ! (rires) J’ai commencé la musique relativement jeune, j’ai fait du conservatoire en Belgique. Un parcours assez classique, c’est-à-dire que j’ai rencontré des potes à l’école, on a fait un groupe, des covers etc. J’ai commencé à composer des chansons, c’est quelque chose qui m’a plu et j’ai continué. De fils en aiguilles, j’ai essayé d’en faire un métier. J’ai aussi fait des études d’ingénieur du son en parallèle. Ensuite j’ai trouvé une première boite de production  avec qui j’ai travaillé et j’ai voulu faire un album sur My Major Company, j’ai pu trouver des producteurs et remplir ma jauge.

Peux-tu nous parler de ton parcours musical ?

Quand je suis sorti des études d’ingénieur du son, j’ai eu la chance de travailler dans une boite de production belge qui travaillait avec beaucoup d’artistes régionaux. Ça m’a donné une expérience  pour découvrir le milieu que je ne connaissais pas du tout. Après, j’ai beaucoup travaillé sur des réalisations de CDs, de personnes pas forcément très connues mais en tout cas avec des projets très intéressant et qui mérite d’être connus d’ailleurs. J’ai travaillé avec Wendy Nazaré qui a sorti des albums sur My Major Company ou Universal et d’autres artistes en France. Chacune des expériences étaient différente et je suis content d’avoir participé à ces projets, ça m’a fait avancer dans mon parcours artistique.

Quelles sont tes influences musicales ?

Je suis très éclectique, j’aime beaucoup de choses. J’ai été influencé par mes parents qui écoutaient beaucoup de chansons françaises à la maison. Après j’adore le Rock, des musiques anglaises. Il y a un groupe danois que  j’adore qui s’appelle SAYBIA  qui fait de la pop. J’aime bien les mélodies des chansons commerciales, ce que les gens peuvent trouver ringard parfois. Quand j’ai une belle mélodie parfois meme si le texte parrait un peu à l’eau de rose,  ça me dérange pas. J’ai un côté où j’aime bien la chanson française et un autre, les chansons décalées.

Tu t’es inscrit sur My Major Company, peux-tu nous parler un peu de cette aventure ?

J’avais travaillé sur l’album de Wendy Nazaré qui était chez MMC aussi et je trouvais le système vraiment intéressant. On réunit l’argent et artistiquement avec la maison de disque, l’artiste est assez libre de présenter ce qu’il a envie de dire. En plus de ça quand l’album sort, il y a déjà plus de 1 000 personnes qui le défendent  donc ça créé une « fan base », le projet sort et rayonne déjà grâce à  ces gens là. Le système est intéressant car si vous êtes dans une autre maison de disque, vous commencez tout à zéro alors que là vous avez déjà un soutien. C ‘est motivant, les gens en parlent. Je me suis donc retrouvé sur My Major Company.

Tu t’attendais à atteindre les 100 000 € facilement ?

Non, en fait, je pensais que ça allait être plus dur que ça ! Au final, ça a été facile et difficile à la fois, j’explique pourquoi, je me suis inscrit sur MMC  et en un mois ou deux, j’avais atteint la moitié de la jauge. À ce moment, c’est génial, je suis super content, les gens misaient, m’envoyaient des messages. Bizarrement après, il y a eu un blocage pendant un an, c’est resté à la moitié et un an plus tard  la jauge a continué à se remplir. Il a fallu quand même s’accrocher car quand ça n’avance pas pendant un an, on se pose des questions. Aussi, sur le site internet de MMC, j’étais sur la première page et quand Irma est passée sur les télés françaises, beaucoup de personnes sont venues sur le site et ils ont misés pour mon projet.

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De quoi t’inspires-tu pour écrire tes chansons ?

Je m’inspire de choses totalement personnelles, de ce que j’observe et je me dis : « ah c’est intéressant comme sujet ». Je n’invente pas forcément. Quand quelque chose m’inspire, j’écris dessus ou bien souvent, j’écris l’idée dans un carnet et j’y reviens après. Je me renseigne quelques fois sur internet pour certains sujets. J’aime bien construire des chansons comme ça. Je ne fais pas trop de chansons d’amour. Mais je parle des thèmes qui peuvent toucher chaque personne.

Ton premier single «La science infuse» est déjà sorti, peux-tu nous en parler ?

C’est une chanson qui m’a été inspiré par un tas de gens qu’il y a pas mal sur Paris (rires). C’est une chanson qui parle de ceux qui se donnent l’impression de tout savoir. Je trouve ça marrant mais ça ne me dérange pas. En fait, ce n’est pas toi le prétentieux… En même temps, il faut faire attention car on est chacun un peu comme ça. C’est-à-dire que quand on est dans une discussion, l’être humain, quoi qu’on en dise il est orgueilleux, on veut toujours donné son avis. C’est en même temps à la fois autoparodique et ironique mais après certains le font plus que nous et ça peut être très énervant ! Je voulais que ça reste une chanson légère et humoristique.

Peux-tu nous raconter le tournage du clip, qui est sorti lundi ?

Au départ, je ne savais pas si je voulais jouer le personnage qui était dans le clip. Je voulais qu’on voit quelqu’un de prétentieux, il passe des tests, il réussit tout et fait le malin et qu’il y ait plusieurs personnages pour les comparer. Après je me suis dis que je pouvais jouer dans le clip même si je n’ai pas de formation d’acteur mais plus pour que les gens se donnent une image dans cet album et qu’ils me reconnaissent. Le clip était super marrant et il y avait un chimpanzé qui était là donc c’était très comique a tourné ! C’était bon enfant car je connaissais l’équipe de tournage. Tu es plutôt à l’aise dans ton clip… j’ai été à l’aise car je me lance, on me dit de faire ça, je le fais ! Je n’ai pas de soucis à être ridicule, c’est assez comique, ironique. Après je joue un personnage donc c’est différent.

Quels ont été les retours du clip de la part des contributeurs ?

 J’ai eu que des retours plutôt positifs car les gens ne savaient pas forcément à quoi s’attendre. On a essayé de proposer quelque chose d’original. Dans ce clip, je voulais qu’il y ait une petite histoire, un scénario. Les gens aiment cet univers original, ça me fait plaisir à entendre car c’est ce qu’on recherchait. Je voulais une cohérence entre l’image de l’album, le site internet, quelque chose de visuellement intéressant… que les personnes se disent qu’il y a eu un vrai travail sur l’image.

Peux-tu nous parler de l’équipe du clip ?

C’était une équipe belge (Limonade), des amis avec qui j’ai déjà travaillé et que je connaissais. Je trouve qu’ils sont inventifs, ils ont des idées, ils sont très ouverts et sont à l’écoute. Le tournage était super cool, tout était structuré et programmé à l’avance. Y’a pas vraiment de surprise.

Pourquoi avoir choisi de nommer ton album « Le monde réel » ?

Par rapport au visuel de l’album, je voulais faire un parallèle et montrer un paradoxe qui existe chez l’être humain. C’est-à-dire que le monde réel est celui dans lequel on vit mais on ne sait pas exactement s’il est réel ou virtuel. Je voulais beaucoup parler de cette ambiguïté, sur la pochette on me voit en être humain mais avec des effets irréels. J’ai nommé cet album «Le monde réel » car on a l’impression d’être libre alors qu’on est, d’une certaine façon, tributaire dans le monde dans lequel on vit : que ça soit l’argent, la société. C’est ce monde où on est libre tout en étant prisonnier.

Si tu pouvais décrire ton album en quelques mots, lesquels seraient-ils ?ZachFevrier_photo01-WEBrvb

Je dirais léger, pop, c’est de la chanson française.

Quels thèmes abordes-tu dans ton album ?

Ce sont des thèmes de la société d’aujourd’hui c’est-à-dire des dérives engendrées par la télé-réalité, du monde virtuel avec les consoles de jeux, la peur de vieillir, les relations père-fils, des dérives de l’homme sur la terre. Aussi, « Au clair de la lune » parle des moyens qu’on peut mettre dans la recherche spatiale alors que finalement il y a plein de choses à faire ici. Ce sont des thèmes que tout le monde peut parler donc j’espère que ça peut faire parler et surtout faire réfléchir les gens.

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Je pense que lorsqu’on a un album, notre première envie est de le partager donc j’espère que le public va répondre positivement. Aussi, essayer de faire des passages radios, essayer de faire des lives pour le présenter en concert. Après on ne sait pas trop où est-ce qu’on va car c’est un milieu compliqué, c’est comme de la compétition, il faut sortir de lot.

Tu vas sortir l’album dans ton pays, en Belgique, peux-tu nous en parler ?

Comme j’avais déjà fait un single il y a quelques années maintenant, les gens me connaissent un peu dans le milieu donc c’est important que mon album sorte en Belgique. Je pense qu’il peut rayonner puis ensuite, amener à déborder au-delà des frontières comme la France, les pays francophones.

Pour finir, un dernier mot à dire à tes contributeurs et les personnes qui te suivent ?

Déjà je vais leur dire « Merci » car ils ont été patients dans le sens où une fois que j’ai atteint la jauge sur MMC, j’ai pris du temps pour faire mon album car je travaillais sur autre chose, je voulais faire ça bien. J’espère qu’à l’écoute de l’album, ça leur plaira, et puis continuer à soutenir le projet et essayer de partager un maximum. Aussi, je leur souhaite de venir en concert pour découvrir ce que ça donne en live !

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Merci au label My Major Company, à Bulle pour m’avoir permis de réaliser cette interview et merci à Zach Fevrier.

Publié le 08.09.14

Amandine

Une réflexion sur “Interview de Zach Fevrier

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